Article publié dans le numéro 31 du Coup d’Œil de l’AMRI et rédigé par Annabelle LOLL, étudiante diplômé en 2025 du Master de Relations Internationales.
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Le 15 mai 2025 fut célébré le 30ème anniversaire de l’EUROMARFOR. Créée il y a maintenant trois décennies, la Force Maritime Européenne (EUROMARFOR ou EMF) représente l’une des initiatives les plus concrètes de coopération militaire maritime européenne. Née dans le contexte post-Guerre froide, cette force multinationale a évolué pour répondre aux défis sécuritaires changeants, participant à diverses opérations réelles allant de la Méditerranée à l’océan Indien. Depuis sa création en 1995 à l’issue de la Déclaration de Petersberg et de l’acte fondateur de Lisbonne, l’EUROMARFOR a, en 30 ans, su démontrer sa flexibilité et sa capacité d’action dans des contextes variés.
Cette force multinationale flexible est activée sur demande pour des missions comme la gestion de crises et la coopération inter-nations. Depuis 2002, elle a participé à des opérations maritimes notamment dans la lutte contre la piraterie et le terrorisme. Bien qu’elle ait remporté des succès, certaines critiques pointent un usage moindre que prévu. Toutefois, elle reste un modèle de coopération internationale et continue de jouer un rôle clé dans la gestion des crises et la réactivité rapide.
Après 30 ans d’existence, le bilan est globalement positif. L’EUROMARFOR a en premier lieu démontré sa capacité d’adaptation et son efficacité opérationnelle malgré sa structure particulière, tout en incarnant la volonté européenne de développer des capacités militaires autonomes, mais complémentaires aux structures existantes comme l’OTAN. En effet, sa structure non permanente, activable en seulement cinq jours, prouve l’efficacité d’un concept de force de réponse modulable, adaptée aux besoins spécifiques de chaque mission.
Plus globalement, elle a permis de renforcer l’interopérabilité des marines françaises, italiennes, espagnoles et portugaises, tout en constituant un modèle de coopération multinationale dans le domaine de la défense européenne. Cependant, certains défis restent à relever tels que l’adaptation aux menaces émergentes dans un contexte géopolitique en constante évolution ainsi que l’intégration plus poussée avec les autres initiatives européennes de défense.
Nous pouvons ainsi nous demander dans quelle mesure l’EUROMARFOR a réussi à s’imposer comme un outil efficace de coopération navale européenne, et quels défis elle doit relever pour renforcer son rôle dans le contexte géopolitique actuel. Pour répondre à cette question, nous allons commencer par rappeler ses fondements historiques puis sa structure organisationnelle. Nous allons ensuite nous pencher sur ses capacités opérationnelles puis exposer ses faits d’armes. Enfin, nous allons analyser le bilan de ses trente années de service et ses défis à venir
I – Genèse et fondements historiques
A) De la déclaration de Petersberg à la création officielle
L’EUROMARFOR trouve ses racines dans la déclaration de Petersberg de juin 1992, qui a établi le concept de « force de réponse » de l’Europe de l’Ouest. Cette initiative s’inscrivait dans un contexte où l’Union européenne cherchait à se doter de capacités militaires propres après la fin de la Guerre froide. En 1993, les ministres de la Défense française, italienne et espagnole ont commencé à développer le concept d’une force maritime européenne préstructurée avec son équivalent terrestre, l’EUROFOR.
La signature des textes fondateurs de ces deux forces, appelées à opérer ensemble ou de façon indépendante, est donc l’aboutissement d’une réflexion engagée en 1992. La France, l’Espagne et l’Italie, à l’occasion de l’exercice Farfadet 92, annonçaient, par la voix des trois ministres de la Défense, leur volonté commune d’étudier la constitution d’une force aéromaritime européenne préplanifiée. Le projet fut relancé un an plus tard, à l’occasion de l’exercice Ardente, et l’Italie proposait qu’une force terrestre d’intervention rapide lui soit couplée. Depuis cette date, les deux projets ont fait l’objet de nombreuses discussions et, après l’exercice Tramontana en novembre 1994, les ministres de la Défense des trois pays ordonnaient d’achever les études pour faire aboutir le projet. Sa concrétisation est intervenue le 15 mai 1995 avec la signature officielle de la déclaration de Lisbonne (document constitutif de l’EMF) par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la France, l’Italie et l’Espagne. À cette occasion, le Portugal décidait d’adhérer à l’accord, devenant membre associé, mais non fondateur. De son côté, la Grèce a marqué son intérêt pour la force navale, mais son adhésion n’a jamais été officialisée.
Cette déclaration a donc conjointement constitué l’acte fondateur d’EUROMARFOR ainsi que sa contrepartie terrestre l’EUROFOR. L’amiral espagnol Acedo Manteola fut désigné comme premier commandant de cette nouvelle force maritime européenne.
B) Les missions fondamentales
Dès sa création, l’EUROMARFOR a été conçue pour remplir les missions définies dans la déclaration de Petersberg, notamment le contrôle maritime, les missions humanitaires, les opérations de maintien de la paix, de prévention des crises et de rétablissement de la paix. Cette polyvalence reflétait la volonté des nations fondatrices de disposer d’un outil flexible pouvant répondre à différents types de crises.
L’EUROMARFOR a été pensée comme une force dédiée en priorité à l’Union européenne, mais pouvant également être déployée dans le cadre de l’OTAN, de l’ONU, de l’OSCE ou de toute autre coalition multinationale. Cette approche pragmatique lui a permis de s’adapter aux différentes configurations institutionnelles, maximisant et légitimant ainsi son utilité stratégique.
II – Structure et organisation opérationnelle
A) Un commandement tournant et multinational
L’EUROMARFOR présente une structure de commandement originale basée sur un principe de rotation. Le commandement opérationnel de la force est assuré par le COMEUROMARFOR (CEMF), désigné pour une période de deux ans parmi les autorités navales nationales des quatre nations membres permanents. Ce poste peut être occupé successivement par :
- l’amiral commandant la Force d’action navale (ALFAN) pour la France,
- l’amiral commandant la Squadra Navale (CINCNAV) pour l’Italie,
- l’amiral commandant Naval (COMNAV) pour le Portugal,
- l’amiral commandant la Flota (ALFLOT) pour l’Espagne.
Cette rotation assure une implication équilibrée des nations participantes et favorise le partage d’expertise et d’expérience entre les différentes marines. Le quartier général opérationnel du CEMF est celui de l’autorité navale nationale désignée, et son état-major comprend à la fois des éléments nationaux et la cellule permanente d’EUROMARFOR.
B) Une structure hiérarchique à trois niveaux
Lorsque la force est activée, que ce soit pour un exercice ou une opération réelle, trois niveaux de commandement entrent en jeu :
- Au niveau stratégique : le Comité interministériel de haut niveau (CIMIN), composé des chefs d’état-major des armées (Chief of Defense Staff – CHODs) et des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des pays membres.
- Au niveau opérationnel : l’amiral commandant l’EUROMARFOR (CEMF).
- Au niveau tactique : le commandant du COMGRUEUROMARFOR, subordonné au CEMF, est désigné par le CIMIN au moment de l’activation de la Force.
Cette structure claire permet une chaîne de commandement efficace tout en assurant un contrôle politique et stratégique approprié des opérations.
III – Capacités et flexibilité opérationnelle
A) Une force non permanente mais réactive
L’EUROMARFOR présente la particularité d’être une force maritime multinationale non permanente mais préstructurée, capable d’être activée en seulement cinq jours à partir de la réception de l’ordre d’activation. En effet, elle repose sur des moyens existants dans les marines participantes et doit pouvoir réunir, sous faible préavis, un porte-avions, un groupe amphibie, un groupe de guerre des mines, des bâtiments d’escorte et de soutien et des sous-marins, ainsi qu’une composante d’avions de patrouille maritime (Marine nationale, 2020). Cette caractéristique lui confère une réactivité importante tout en limitant les coûts associés au maintien d’une force permanente. L’EUROMARFOR est activée au moins une fois par an, pour prendre part à un entraînement multinational, comme par exemple l’exercice de guerre des mines Olives Noires. La composition de la force est adaptable selon la nature de la mission. Elle peut varier d’un petit groupe de bâtiments (task group) à une force opérationnelle plus conséquente comprenant des porte-avions, des bâtiments d’escorte et de soutien, ou une force amphibie si nécessaire. Pour chaque mission, la taille et l’organisation de la force sont décidées par accord commun des quatre nations membres (Marine nationale, 2020).
B) Des capacités amphibies significatives
L’EUROMARFOR dispose de capacités de débarquement notables grâce aux Transports de Chalands de Débarquement (TCD) qui permettent le transport de troupes, d’hélicoptères, de véhicules et de blindés légers. Ces moyens peuvent être débarqués dans des installations portuaires existantes ou sur des rivages non aménagés, grâce à des opérations d’héliportage et de « plageage ». Ces capacités amphibies constituent un atout majeur pour les missions d’assistance humanitaire, d’évacuation de ressortissants ou de projection de force (Marine nationale, 2020). Elles établissent également une complémentarité naturelle avec l’EUROFOR (la composante terrestre), malgré l’absence de lien organique formel entre les deux forces (Sénat, 1997).
IV – Trois décennies d’opérations et d’exercices
A) Les principales opérations réelles
Initialement conçue pour répondre aux missions de contrôle maritime, d’intervention humanitaire, de maintien de la paix et de gestion de crises, l’EUROMARFOR s’est illustrée, au cours de ses trente années d’existence, lors de diverses opérations réelles, qui démontrent sa capacité à contribuer à la sécurité internationale. Nous pouvons ainsi citer les plus marquantes en nous basant sur les données officielles :
- Opération Coherent Behaviour (2002) : Première activation opérationnelle autonome, sous mandat des nations signataires de la déclaration de Lisbonne, en Méditerranée orientale. Mission réalisée en étroite coordination avec les forces otaniennes dans le cadre de l’opération Active Endeavour durant laquelle l’EUROMARFOR a mené des missions de recueil du renseignement, de surveillance et de reconnaissance pendant deux mois.
- Opération Resolute Behaviour (janvier 2003 à décembre 2005) : Participation à l’opération Enduring Freedom dans l’Océan Indien, avec une contribution significative à la lutte contre le terrorisme. Durant cette période de 28 mois, l’EUROMARFOR a assumé le commandement de la Combined Task Force 150 pendant 12 mois.
- Mission Impartial Behaviour (2008-2009) : Déploiement sous mandat onusien au large du Liban dans le cadre de la Maritime Task Force UNIFIL (Force intérimaire des Nations unies au Liban ou FINUL), où l’EUROMARFOR a assumé le commandement de la Maritime Task Force 448 pendant une année complète, marquant un jalon historique.
- Opération Atalanta (2011-2016, 2025) : Contribution significative dans la lutte contre la piraterie en Océan Indien, avec plusieurs activations qui ont renforcé la visibilité et l’expérience opérationnelle de la force. Cette mission marque le premier déploiement de l’EUROMARFOR sous commandement militaire de l’Union européenne. Le 19 février 2025 a commencé la 78ème activation de l’EUROMARFOR en soutien à l’opération EUNAVFOR Atalanta dans l’Océan Indien.
Toutes ces opérations témoignent de la polyvalence de l’EUROMARFOR et de sa capacité à opérer sous différents cadres institutionnels (autonome, UE, OTAN, ONU) et dans diverses zones géographiques.
B) Un programme d’exercices soutenu
Parallèlement aux opérations réelles, l’EUROMARFOR maintient un programme intense d’exercices qui contribue à l’interopérabilité des forces et au développement de procédures communes. Le premier exercice, Eolo 96, a marqué la toute première activation de la force. L’exercice Eole 98 a par ailleurs illustré la complémentarité potentielle entre EUROMARFOR et EUROFOR, les deux forces ayant été activées conjointement (Sénat, 1997).Dans les années 2000, des exercices de coopération ont été organisés avec des pays du Sud de la Méditerranée, comme l’Algérie (Multicooperative Exercise 2007) et le Maroc (Multicooperative Exercise 2010). Ces exercices témoignent de la volonté de l’EUROMARFOR de renforcer le dialogue et la coopération avec les pays riverains de la Méditerranée.
Au total, la force a été activée 78 fois à ce jour pour des opérations et exercices, ce qui témoigne d’un engagement concret des pays partenaires pour assurer la sécurité maritime internationale.
V – Un modèle de coopération navale européenne, l’heure du bilan
Trente ans après sa création, l’EUROMARFOR peut être considérée comme un modèle réussi de coopération navale européenne. Elle s’appuie sur une expérience riche de coopération entre les marines fondatrices, qui contribue grandement à son bon fonctionnement (Sénat, 1997). Les nombreux exercices tripartites antérieurs à sa création, tels que Crisemedex, Farfadet, Ardente, Tramontana ou Mistral, avaient déjà établi des habitudes de travail en commun (Sénat, 1997). L’EUROMARFOR a ainsi su capitaliser sur cette expérience tout en développant des procédures communes qui facilitent l’interopérabilité. La pratique régulière de missions et d’exercices conjoints constitue un gage d’efficacité pour cette force multinationale. Mais malgré ses succès, l’EUROMARFOR fait face à plusieurs défis pour les années à venir.
A) Adaptation aux nouveaux enjeux sécuritaires
Le premier défi réside dans le maintien de capacités opérationnelles adéquates face à l’évolution rapide des technologies navales et des menaces maritimes. La modernisation des flottes des pays membres et le développement de nouvelles capacités (drones navals, cyber, etc…) représentent des enjeux importants pour garantir la pertinence future de l’EUROMARFOR. L’adaptation aux menaces émergentes dans un contexte géopolitique en constante évolution nécessite de continuellement repenser les capacités et la composition opérationnelle de la force (Marine nationale, 2020).
Au fil des trois décennies, l’EUROMARFOR a su évoluer pour répondre aux défis sécuritaires émergents. Initialement conçue dans un contexte post-Guerre froide, elle s’est progressivement orientée vers des missions de lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001, comme en témoigne sa participation à l’opération Enduring Freedom. Plus récemment, son engagement dans l’opération Atalanta illustre sa capacité à s’adapter aux nouvelles menaces comme la piraterie maritime. Cette flexibilité opérationnelle constitue l’une des principales forces d’EUROMARFOR et explique sa pertinence maintenue sur trois décennies malgré les évolutions rapides du contexte stratégique international (Marine nationale, 2020).
Entre autres, des missions conjointes avec l’EUNAVFOR pourraient être bénéfiques pour les deux composantes européennes navales. Pour exemple dans le cadre de l’opération EUNAVFOR Aspides, lancée le 19 février 2024, pour la protection du trafic maritime international en mer Rouge, à la suite des attaques par les Houthis. Ou encore des missions d’assistance militaire en soutien aux populations en danger. De plus, l’élargissement potentiel à d’autres membres de l’UE pourrait renforcer la légitimité européenne de cette force, tout en posant des questions d’organisation et d’harmonisation des doctrines opérationnelles.
B) Élargissement et intégration de nouveaux partenaires
Le deuxième défi concerne son articulation avec les autres initiatives européennes de défense qui se sont multipliées ces dernières années, notamment dans le cadre de la Politique de Sécurité et de Défense Commune (PSDC) de l’UE et de la Coopération Structurée Permanente (CSP plus connue sous l’acronyme anglais PESCO), afin de maximiser les synergies.
Bien que fondée par quatre nations méditerranéennes, l’EUROMARFOR est restée ouverte aux autres pays de l’Union européenne (Capital, 2020). En 2001, la Grèce et la Turquie ont rejoint la cellule permanente avec le statut d’observateurs, témoignant de l’intérêt porté par ces deux nations à cette initiative maritime européenne. Cette ouverture progressive illustre la capacité d’EUROMARFOR à s’adapter et à intégrer de nouveaux partenaires, renforçant ainsi sa légitimité et son efficacité opérationnelle. Elle démontre également que cette force, bien qu’initiée par des pays du sud de l’Europe ou plus précisément des pays ayant une projection méditerranéenne, aspire à représenter une dimension maritime européenne plus large.
Conclusion
Après trente ans d’existence, l’EUROMARFOR s’est imposée comme une composante essentielle de l’architecture de sécurité maritime européenne. Son bilan opérationnel est significatif, avec une participation à 78 opérations interalliés. Sa structure flexible, son caractère multinational et sa capacité à opérer sous différents cadres institutionnels lui ont permis de s’adapter aux évolutions du contexte stratégique et de contribuer efficacement à diverses opérations maritimes. Cette riche expérience opérationnelle, conjuguée à un programme soutenu d’exercices, a permis de développer une véritable expertise européenne en matière d’opérations navales multinationales.
À l’heure où l’Europe cherche à renforcer son autonomie stratégique, l’EUROMARFOR apparaît comme un modèle de coopération qui pourrait inspirer d’autres initiatives dans le domaine de la défense européenne. Sa capacité à concilier souveraineté nationale et action commune, flexibilité et efficacité opérationnelle, en fait un outil précieux pour répondre aux défis sécuritaires maritimes des prochaines décennies.
En définitive, 30 ans après sa création, l’EUROMARFOR apparaît donc comme un succès en termes de coopération européenne et de réponse aux crises maritimes, tout en devant continuer à évoluer pour répondre aux enjeux futurs
Par Annabelle LOLL
Bibliographie
Les ouvrages spécialisés
Articles institutionnels :
- Archives Défense. (2019, décembre 03). EUROMARFOR – 1er exercice Sea-Bit sous commandement français. SIRPA Marine. [https://archives.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/]
- Archives Défense. (2020, mai 20). 25 ans de la Force Maritime européenne – EUROMARFOR. SIRPA Marine. [https://archives.defense.gouv.fr/marine/actu-marine/25-ans-de-la-force-maritime-europeenne-euromarfor.html]
- Assemblée nationale. (2013, avril 9). Rapport d’information sur la relance de l’Europe de la défense, de MM. les députés Joaquim Pueyo et Yves Fromion, déposé par la commission des affaires européennes sur la relance de l’Europe de la défense. N°911. [https://www.assemblee-nationale.fr/14/europe/rap-info/i0911.asp]
- Cols Bleus Marine nationale. (2018). Plan Mercator : appareillage vers 2030. N°3071 – août / septembre 2018. [https://www.colsbleus.fr/sites/default/files/2019-12/CB3071.pdf]
- Cour des comptes. (2011). La participation de la France aux corps militaires européens permanents. Rapport public annuel 2011 publié en février 2011. [https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/EzPublish/U_participation_france_corps_militaires_europeens_permanents.pdf]
- Études marines. (2014). Union européenne : le défi maritime. N°07 – décembre 2014. Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM). [https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/cesm/EtudesMarines7_Union-Europ%C3%A9enne-le-d%C3%A9fi-maritime.pdf]
- Études marines. (2022). Europe, coopération pour une ambition navale. N°21 – juin 2022. Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM) avec la collaboration de l’association EuroDéfense‑France. [https://www.defense.gouv.fr/sites/default/files/cesm/EM-EU-FR-min.pdf]
- EUROMARFOR. (s. d.). Dates clés de l’Euromarfor. [https://www.euromarfor.org/overview/4]
- Marine nationale. (2022, novembre 21). Les marines d’EUROMARFOR se réunissent pour préparer l’avenir. Ministère des Armées. [https://www.defense.gouv.fr/marine/actualites/marines-deuromarfor-se-reunissent-preparer-lavenir] et [https://www.colsbleus.fr/fr/les-marines-deuromarfor-se-reunissent-pour-preparer-lavenir]
- Ministère de l’Intérieur et des Outre-mer. (2024). Documentation sur l’organisation générale de la sécurité intérieure. [https://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/recrutement/content/download/38660/file/EOGN_UNIV_2024_compressed_compressed.pdf]
- Sénat. (1996). Rapport fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur le projet de loi, adopté par l’Assemblée nationale après déclaration d’urgence, relatif à la programmation militaire pour les années 1997 à 2002, par M. Xavier de VILLEPIN, Sénateur. N°427. Session ordinaire de 1995-1996. Annexe au procès-verbal de la séance du 12 juin 1996. [https://www.senat.fr/rap/l95-427/l95-4271.pdf]
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- Sénat. (1997, décembre 17). Eurofor et Euromarfor : des capacités militaires européennes en Méditerranée. – C. Les caractéristiques d’Euromarfor. Rapport d’information n°183 (1997-1998), déposé le 17 décembre 1997 et mis à jour le 03 avril 2023. [https://conferenceconsensuslogement.senat.fr/rap/r97-183/r97-1835.html]
- Sénat. (2002). Rapport fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées sur le projet de loi, autorisant la ratification du traité entre la République française, le Royaume d’Espagne, la République d’Italie et la République portugaise portant statut de l’Eurofor, par M. Serge VINÇON, Sénateur. N°3. Session ordinaire de 2002-2003. Annexe au procès-verbal de la séance du 2 octobre 2002. [https://www.senat.fr/rap/l02-003/l02-0031.pdf]
- Sénat. (2023, avril 3). L’avenir du groupe aéronaval (La nécessité d’un second porte-avions). Rapport d’information n°358 (1999-2000) de la commission des Affaires étrangères. [https://www.senat.fr/rap/r99-358/r99-358_mono.html]
Articles universitaires :
- Galbet, A. (1995). Marine – Les forces maritimes européennes. Revue Défense Nationale n°568 – octobre 1995, p.174-176. RDN. [https://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=15531]
- Germond, B. (2005). Les missions des marines militaires européennes depuis 1989. Relations internationales, n°122 (2), p.105-116. Cairn. [https://doi.org/10.3917/ri.122.0105]
- Giuliani, J.-D. (2016). L’Europe a-t-elle une stratégie maritime ? Revue Défense Nationale, n°789 (4), p.31-36. Cairn. [https://doi.org/10.3917/rdna.789.0031]
Les sources internet
Articles de presse :
- Capital. (2020, novembre 11). « Vers une stratégie française utile à l’Europe ». Des hauts gradés de l’armée publient leur manifeste. [https://www.capital.fr/economie-politique/vers-une-strategie-francaise-utile-a-leurope-des-hauts-grades-de-larmee-publient-leur-manifeste-1385638]
- Gros-Verheyde, N. (2019, septembre 27). Prendre le commandement d’Euromarfor : c’est stimulant (Vae jean-philippe rolland)– Le vice-amiral d’escadre Jean-Philippe Rolland a pris ses fonctions de chef de la force maritime Euromarfor la semaine dernière à Toulon. Une force mal connue. Entretien. Le quotidien de l’Europe géopolitique. B2 Pro. [https://club.bruxelles2.eu/2019/09/la-prise-de-commandement-deuromarfor-un-engagement-stimulant-vae-rolland/]
Sites internets :
- Rapport sur la Frégate Aconit (F713). (s. d.). [https://barcelone.consulfrance.org/IMG/pdf/Aconit.pdf]
Vidéographie :
- Chaîne YouTube de l’EUROMARFOR. [https://www.youtube.com/@euromarfor1303]
- Marine nationale. (2020, mai 25). Vidéo : 25 ans EUROMARFOR — 1995 – 2020 : 25 ans de la Force maritime européenne EUROMARFOR. Ce partenariat militaire inédit entre l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la France, mène des missions de sécurité maritime, humanitaires et de gestion de crise. Que ce soit sous mandat de l’Union Européenne, de l’OTAN ou de l’ONU, cette force navale conjointe a participé à plusieurs opérations d’envergure. En septembre dernier, la France en a pris le commandement pour deux ans. [https://www.facebook.com/marinenationale.officiel/videos/25-ans-euromarfor/260843711697137/]
- Naval News. (2019, septembre 20). French Navy Takes Command of EUROMARFOR. YouTube.[https://www.youtube.com/watch?v=_zRYT5fzhMo]

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