Conclusion du dossier rédigée par Ndeye Aminata Ndiaye et publiée dans le 32e numéro du coup d’Œil de l’AMRI (octobre 2025).
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Vers une résolution du conflit ?

En définitive, les dynamiques contemporaines du conflit israélo-palestinien révèlent la difficulté structurelle de transformer un cessez-le-feu en une paix durable. L’accord de 2025, salué comme un jalon diplomatique majeur, symbolisait une rare convergence entre Washington, Le Caire et Tel-Aviv. Cependant, cet optimisme s’est rapidement érodé lorsque des actes de violence interne ont réémergé à Gaza, soulignant que la signature d’un accord ne saurait à elle seule pacifier des décennies d’hostilités.

La situation actuelle illustre la permanence d’un déséquilibre politique et territorial profondément enraciné. Les exécutions et règlements de compte opérés par la police du Hamas après la signature du cessez-le-feu traduisent non seulement une crise de légitimité interne, mais aussi la fragilité des structures de gouvernance dans l’enclave. En parallèle, le soutien indéfectible des États-Unis à Israël, bien qu’il ait facilité l’adoption d’un cessez-le-feu, continue d’alimenter les perceptions d’injustice du côté palestinien.

Ainsi, la consolidation de la paix ne pourra émerger sans une approche holistique intégrant la justice, la reconstruction économique et la réconciliation intercommunautaire. Comme le rappelait Boutros Boutros-Ghali, la paix demeure une « utopie nécessaire » un horizon à poursuivre, malgré les impasses diplomatiques récurrentes. Tant que perdureront les logiques de domination, les inégalités territoriales et l’absence d’un véritable État palestinien, le Moyen-Orient restera prisonnier de cette dialectique entre espoir et désillusion.

Par Ndeye Aminata Ndiaye

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Bibliographie

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