Article rédigé par Lény Royer-Perrussel et publié dans le 33ᵉ numéro du Coup d’Oeil de l’AMRI.
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Véritable clef de voûte de l’armement russe, le missile nucléaire reste encore aujourd’hui une fierté partagée par la population russe, à la fois sûre et orgueilleuse de sa dissuasion et de sa capacité de frappe. Cette fascination culturelle et politique fut encore une fois assouvie par le dernier essai balistique techniquement inédit en date du 21 octobre 2025. Premier missile balistique russe à propulsion nucléaire, il constitue moins le témoin d’un progrès technologique sans grande perspective opérationnelle qu’une réponse à une exaltation collective dans la société de l’Atome russe contemporaine. Parangon de l’accomplissement scientifique comme éternel salvateur, l’énergie nucléaire communément appelée « Atome » ou « Атом » en russe s’intègre dans un cadre scientifique, sociologique et culturel imaginé à travers l’histoire soviétique et russe. Cette énergie structure encore aujourd’hui nombre de décisions politiques, scientifiques et militaires de Moscou. Ainsi, pour comprendre la Russie moderne et ses comportements à l’international vis-à-vis du nucléaire, il est important d’explorer cette relation unique et véritablement endémique qui fonde le rapport culturel des Russes avec l’Atome. Il sera question du lien unique qui superpose à l’entité matérielle de l’atome, la construction d’une culture souvent paradigmatique de l’Atome soviétique puis russe.

La révolution épistémologique, institutionnelle et technologique de la science nucléaire en URSS
En 1953, un livre unique est publié en Union soviétique, De la roue à eau au moteur atomique (От водяного колеса до атомного двигателя) de Andreï Kanaev, un professeur de sciences fameux en Union soviétique. Véritable épopée technique et humaine, cette chronologie idéalisée place l’Union des républiques socialistes et soviétiques (URSS) du milieu des années 1950 face à un tournant scientifique quasiment total. Du pays des serfs arriérés à l’éclatante puissance industrielle ayant résisté au nazisme, l’Union est, selon Kanaev, à l’aube d’un éveil technologique qui fera son indétrônable grandeur au XXe siècle : le nucléaire (Josephson, 1996). Depuis l’essai de la première bombe nucléaire en août 1949 et les expérimentations prometteuses dans le nucléaire civil, de nombreux intellectuels, politiques et scientifiques bouillonnent à l’idée de révolutionner encore une fois la société soviétique, cette fois-ci, par une vérité technique nouvelle et absolue. Ils imaginaient déjà la science nucléaire transfigurer les vies des Soviétiques tant avec des exploits nationaux inédits qu’en bonifiant, voire sublimant la vie quotidienne de chaque citoyen (Guth et al., 2019).
L’ensemble de la science soviétique répond à cet appel partagé et se restructure lourdement suivant le nouveau paradigme atomique collectif. Cela se développe durant la Seconde Guerre mondiale, d’abord secrètement pour le programme nucléaire militaire, mais aussi et surtout après la fin de la guerre, civilement pour l’élaboration d’une nouvelle source de production d’électricité. Le système des Charachki, laboratoires-camps pour les scientifiques prisonniers soviétiques, se mut petit à petit dans l’après-guerre pour former des dizaines de villes où les scientifiques sont plus libres, mais toujours dans l’interdiction de se déplacer sans accord des autorités, c’est la naissance des villes fermées (Félix, 1981). La science nucléaire étant un secteur fondamental durant l’affrontement de la Guerre Froide, elle est principalement développée à travers ce nouveau modèle de villes fermées. À l’exemple de Seversk en Sibérie occidentale qui était dédié à l’enrichissement de l’uranium à des fins militaires (Limonier, 2018). Pour les expérimentations civiles, de grands centres universitaires ouverts se développent aussi en parallèle des villes fermées. Ainsi, en 1956, l’Institut unifié de recherches nucléaires rassemble plusieurs unités précédentes, formant un cadre cohérent et unique à Doubna dans l’oblast de Moscou pour l’ensemble de la recherche fondamentale et appliquée nucléaire soviétique. Très vite, l’objectif d’un réacteur civil fournissant de l’électricité est atteint en 1954 à l’Institut d’ingénierie physique à Obninsk, géniteur de la majorité des modèles de centrales postérieures. Plusieurs sciences sont plébiscitées, presque mythifiées, et obtiennent des financements massifs par le pouvoir politique en place. De cette façon, la chimie, les mathématiques, la statistique et surtout la physique forment des piliers de l’ordre scientifique nouveau (Graham, 1987). Les prix Nobels sont acclamés au même titre que les héros de la Grande Guerre patriotique. L’effort scientifique commun sera poursuivi tout au long de la Guerre froide avec de pareilles célébrations. Ce n’est finalement qu’à la chute de l’URSS que l’organisation scientifique de l’Union puis de la Russie vont nettement évoluer avec une ouverture vers l’étranger et la transparence dans plus de domaines de recherches et notamment dans le milieu nucléaire (Guth et al., 2019).
L’Atome comme vecteur de transformations sociétales pour l’homo sovieticus
Au VIIIe congrès du Komsomol en mai 1928, Joseph Staline déclara : « Devant nous se dresse une forteresse. Cette forteresse est la science, avec ses nombreuses branches du savoir. […] C’est la jeunesse qui doit prendre cette forteresse, si elle veut être le bâtisseur de la vie nouvelle, si elle veut devenir la véritable relève de la vieille garde. » (АЛЕКСАНДРОВ, 1989). Très tôt dans l’idéologie bolchévique puis soviétique, la science représente un moyen de libération de la classe prolétaire et un vecteur de développement humain formidable esprit d’un puissant constructivisme marxiste matérialiste (Josephson, 1996). Sous le régime Stalinien ces idées prennent un sens nouveau en rattrapant l’Occident pour soutenir l’effort industriel et national développé par les plans quinquennaux en pleine phase de gigantisme. Avec l’émergence de la production d’électricité nucléaire au début des années 1950, un espoir partagé de massification de cette science, maintenant probante et concrète, traversa l’esprit des politiques et des scientifiques déjà ancrés dans la croissance effrénée (Josephson, 1996). Pour les scientifiques soviétiques, chaque progrès est réalisé grâce à l’esprit marxiste, ajoutant un nouveau sens presque prométhéen aux recherches tant théoriques qu’appliquées et notamment dans le domaine nucléaire, nouveau pilier de la science soviétique (Graham, 1987).
L’espoir irrésistible et inarrêtable donné à cette science nouvelle par les élites est très vite déployé dans les productions propagandiques et culturelles destinées au grand public et particulièrement sous le mandat de Nikita Khrouchtchov qui est personnellement engagé dans cet élan fascinant. Ainsi, deux termes vont ponctuer la propagande soviétique lorsqu’elle traite de l’innovation nucléaire : paix et progrès. En effet, dans le climat nécessairement anxiogène de la Guerre froide, la propagande développe l’idée du nucléaire comme garant de la paix mondiale. Grâce au développement ininterrompu de l’arme nucléaire soviétique et de sa dissuasion, le pays est protégé des guerres interétatiques. Pour le progrès, les idéologues vont extensivement se saisir de ce formidable concept pour démontrer la supériorité du communisme. Ainsi le directeur de l’administration principale à l’énergie atomique, Vasily Sergeevich Emelyanov dit en 1961 « Les progrès de la science et de la technologie sont liés à la construction du communisme […] L’énergie atomique, quant à elle, ouvre de nouvelles perspectives grandioses en matière de création des bases matérielles et technologiques du communisme. » (Graham, 1990). Certains théoriciens et idéologues développent même l’idée que la science nucléaire est une science qui peut être seulement comprise et développée avec la dialectique marxiste. Ainsi, l’URSS serait le seul État capable de parachever la révolution technologique nucléaire (Josephson, 1996).

Au-delà des applications que nous connaissons aujourd’hui de l’Atome, les Soviétiques, dans leur ferveur presque religieuse, ont développé de multiples outils techniques pour toutes les strates de la société communiste. Le nucléaire est alors une solution imaginée à toutes les problématiques techniques, voire sociales en URSS ce qui rend certaines applications particulièrement dangereuses et inefficaces. Par exemple, les scientifiques soviétiques ont conçu, durant les années 1960, des isotopes radioactifs pour tracer les mouvements des abeilles ou bien aussi des engrais basés sur des matières légèrement radioactives pour tenter de fertiliser les terres (Graham, 1990). L’énergie nucléaire est aussi largement conçue comme un moyen de propulsion universel projetant de métamorphoser l’ensemble des transports aux hydrocarbures. Ainsi, le brise-glace Lénine, premier brise-glace nucléaire mis à l’eau en 1957, devient un objet scientifique et surtout culturel à part entière avec des productions relatant ses épopées arctiques via divers films, reportages ou affiches. Ainsi, la culture atomique soviétique grand public se fonde avant tout sur des symboles et les accomplissements collectifs. Dans les écoles soviétiques, les ministères publics ne manquent pas de développer l’étude théorique et appliquée de la science nucléaire dans les programmes scolaires pour créer une fascination dès le plus jeune âge. Finalement, et même au-delà des actions publiques, les Soviétiques organisent des groupes citoyens prospectifs pour trouver des gisements d’uranium dans la nature de façon purement volontaire et bénévole, comme des témoins de cet engouement populaire qui se pérennise (Graham, 1990).
Permanence et reconsidération du nucléaire après Tchernobyl et la chute de l’URSS
Dans l’élan sans fin du progrès nucléaire, l’Union soviétique va rapidement être rattrapée par sa vision technosolutionniste sans contradictions. En effet, l’effort commun pour développer grandement l’application du nucléaire a toujours écarté les risques environnementaux, technologiques et même parfois directement humains (Guth et al., 2019). L’objectif de développer très rapidement le parc nucléaire conduit à de grands défauts et inattentions béantes. L’inévitable premier accident nucléaire de taille en Union soviétique survient à Maïak en 1957. Malgré sa terrible gravité, il reste avec la chape de plomb médiatique totalement inconnu du grand public soviétique et occidental durant de nombreuses années. Cet accident, à défaut de choquer les élites scientifiques et politiques, ne fera pas ou presque pas évoluer la position des décideurs vis-à-vis des risques de cette science nucléaire adulée.
La véritable catastrophe nucléaire dont la population soviétique eu connaissance est bien sûr l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Le contexte national et international est alors très différent en 1986 par rapport à l’accident de Maïak en 1957. La glasnost était en plein développement et la centrale de Tchernobyl a rapidement dispersé des nuages radioactifs hors de l’Union face à une société soviétique bien plus méfiante de l’État central et de ses dérives. Ainsi, le politburo ne peut cacher cette catastrophe bien longtemps et Mikhaïl Gorbatchov est contraint d’expliquer la situation aux Soviétiques. Ainsi, il écrit dans ses Mémoires : « Après Tchernobyl, il n’était plus possible de pratiquer la même politique de silence que par le passé. Ce drame a mis en lumière un certain nombre de maux dont souffrait notre système : dissimulation des accidents et des processus négatifs, irresponsabilité et incurie, négligence dans le travail » (Werth, 2019). Le choc est alors grand dans une population qui n’a jamais été confrontée aux dangers de l’énergie atomique. Un retournement unique dans la communication officielle ne fait plus de l’Atome un « ami » mais bien « l’ennemi » à combattre à Tchernobyl avec la campagne massive de liquidation (Werth, 2019). Une nouvelle ère s’ouvre alors en Union soviétique et très rapidement en Russie. Les contraintes évidentes de la fin de l’URSS et la terrible crise sous les premières années de la Fédération de Russie ont mis un net stop aux recherches et constructions civiles ou militaires concernant l’énergie nucléaire. L’exposition culturelle traditionnelle du nucléaire est aussi stoppée nette après Tchernobyl. Plusieurs projets de centrales nouvelles ou d’extensions de centrales furent annulés comme les réacteurs 5 et 6 de la centrale de Tchernobyl.
La Russie contemporaine, une société de l’Atome ?
Peu après la chute de l’URSS, la Fédération de Russie arrive relativement aisément à faire convoyer l’ensemble des équipements nucléaires militaires présents dans les pays de l’ex-URSS sur le territoire russe. Ainsi, en 1991, le Kazakhstan et la Biélorussie rendent leurs lanceurs et ogives, tout comme l’Ukraine en 1994. La Russie est donc seule maîtresse des armes nucléaires, mais elle laisse en place les centrales civiles disséminées à travers l’ex-URSS (Josephson, 1996). Cependant, les liens uniques qui relient l’ancien centre et les anciennes périphéries est encore bien présent. Notamment pour la gestion du nucléaire où les autorités russes conservent un droit de regard grâce aux liens technologiques dépendants des instituts russes. Mais en parallèle, les initiatives dans le nucléaire civil et militaire chutent et les annulations dans la construction de nouvelles centrales se mêlent aux arrêts définitifs dans une Russie qui ne veut plus, qui ne peut plus entretenir un parc coûteux et dangereux (AIEA, 2021).
C’est avec la véritable reprise en main de l’économie russe par Vladimir Poutine à la fin des années 2000 que le nucléaire russe va connaître une régénération spectaculaire. De nouveaux projets nationaux sont envisagés, ce qui n’avait pas été fait depuis 1986, comme avec l’ambitieux double-réacteur flottant Akademik Lomonosov lancé en 2006, une première mondiale (NTI, 2025). L’engouement reprend pour les autorités russes et l’exploitation des avancées acquises durant la période soviétique est aussi considéré comme un atout pour une politique internationale extensive sur la question nucléaire. Ainsi, au cours des années 2010 et plus encore aujourd’hui, la Russie établit des accords internationaux pour la vente, l’établissement et l’exploitation de réacteurs de conception russe à l’étranger. Rosatom, l’agence gouvernementale chargée du nucléaire, en est son fer de lance et participe activement à la continuité prosélyte de la science atomique non plus communiste et soviétique, mais bien commerciale et russe (Grajewski, 2024).
La Russie est ainsi en 2025 pleine héritière de la fascination construite puis entretenue durant l’Union soviétique vis-à-vis de l’Atome. L’éducation à l’Atome se poursuit toujours dès le plus jeune âge dans les écoles de tout le pays et les centrales nucléaires, quoique vieillissantes, constituent toujours une grande fierté chez les Russes. L’armement atomique est toujours considéré comme l’un des seuls vecteurs de paix avec l’extérieur pour une Russie « assiégée ». Mais la politique et l’acception sociétale de la science nucléaire russe sont aussi pleinement tournées vers le partage à l’étranger chez les partenaires de longue date comme l’Iran, la Chine, etc. mais aussi et surtout représente une offre d’appel pour des pays en développement et en recherche de partenaires comme l’Afrique du Sud, le Bangladesh, l’Egypte ou la Turquie. Rosatom est devenu, en l’espace de quelques années, une vitrine technologique et économique très profitable pour un pays qui est depuis 2022 lourdement atteint internationalement par la guerre en Ukraine. Finalement, le nucléaire en Russie, comme il le fut en Union soviétique, n’est pas seulement une technologie ni même un atout international et militaire, mais bien une épopée nationale de tous les Russes, sans cesse renouvelée à travers des exploits techniques pour satisfaire le désir russe de toute-puissance. L’Atome, c’est l’origine de la matière et ainsi du monde. Sa maitrise est donc pour les Russes un objectif paradigmatique, absolu et civilisationnel qui implique l’ensemble de la société, pareillement depuis la Révolution russe jusqu’à aujourd’hui.
Par Lény Royer-Perrussel
Bibliographie
Ouvrages scientifiques :
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- Félix, L. (1981) La Science au Goulag (Au temps des charachkas). Paris, (ISBN 2-267-00272-8) (BNF 36599922).
- Fleron, Frederic, ed. (1977) Technology and Communist Culture: The Socio-cultural Impact of Technology under Socialism, New York: Praeger.
- Graham, Loren R., ed. (1990) Science and the Soviet Social Order. Cambridge, Mass, Harvard University Press. https://vdoc.pub/download/science-and-the-soviet-social-order-lpl05hm7uqc0
- Graham, Loren R. (1987) Science, Philosophy, and Human Behavior in the Soviet Union, New York: Columbia University Press. URL de téléchargement : https://www.bannedthought.net/MLM-Theory/Diamat/PhilosophyOfScience/LorenGraham-SciencePhilosophyAndHumanBehaviorInTheSovietUnion-1987-OCR.pdf
- Josephson, Paul. (1991) “Atomic Energy and ‘Atomic Culture’ in the USSR: The Ideological Roots of Economic and Safety Problems Facing the Nuclear Power Industry After Chernobyl” in T. Anthony Jones et al., eds., Soviet Social Problems (Boulder, Colo.: Westview Press, 1991).
- Kevin Limonier, (2018) L’Archipel des savants : histoire des anciennes villes d’élite du complexe scientifique soviétique, Paris, éditions B2,
- Scanlan, James P., ed. (1992) Technology, Culture and Development: The Experience of the Soviet Model, Armonk, New York: M.E. Sharpe.
- Werth, N. (2019). Le cimetière de l’espérance : Essais sur l’histoire de l’Union soviétique, 1914-1991. Perrin. https://doi.org/10.3917/perri.werth.2019.01.
Rapports institutionnels :
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- Grajewski, Nicole. (2024). Russia and the Global Nuclear order. CNA. Consulté 20 novembre 2025, à l’adressehttps://www.cna.org/analyses/2024/03/russia-and-the-global-nuclear-order
Articles de revues :
- Guth, S., Gestwa, K., Penter, T., & Richers, J. (2019). La technoscience nucléaire soviétique (G. Bégou, Trad.). Cahiers du monde russe. Russie – Empire russe – Union soviétique et États indépendants, 60(2‑3),https://doi.org/10.4000/monderusse.11187
- Hoffman, Eric P. (July 1977). « Soviet Views of ‘The Scientific-Technological Revolution,’ » World Politics : 615-44.
- Josephson, P. R. (1996). Atomic-Powered Communism: Nuclear Culture in the Postwar USSR. Slavic Review, 55(2), 297–324. https://doi.org/10.2307/2501914
Billet Blog :
- Fenêtre sur la Russie. (2024). Ces affiches soviétiques promouvant la science. Consulté 20 novembre 2025, à l’adresse https://fr.gw2ru.com/tech/210226-affiches-sovietiques-science
- The Nuclear Threat Initiative. (s. d.). Akademik Lomonosov. Consulté 20 novembre 2025, à l’adressehttps://www.nti.org/education-center/facilities/akademik-lomonosov/

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