Article rédigé par Paul PETIT et publié dans le 33ᵉ numéro du coup d’Œil de l’AMRI.
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Le 4 novembre 2025 se sont tenues les élections municipales de New York, remportées par le candidat démocrate Zohran Mamdani avec 50,4 % des suffrages exprimés contre 41,6 % pour son principal adversaire, l’indépendant Andrew Cuomo, et 7 % pour le candidat républicain Curtis Sliwa. Premier musulman élu à cette fonction, Mamdani porte du haut de ses 34 ans un programme de gauche radicale qui lui a permis de rencontrer un franc succès auprès de la jeunesse, au même titre que son opposition affichée à Donald Trump. Cependant, cette victoire aurait été impensable il y a tout juste un an lorsqu’il était encore inconnu du grand public.

Zohran Mamdani, nouveau maire de New York.
Source : Bloomberg https://share.google/lXr3kBLdXQL7CWTAt

Zohran Mamdani, la fulgurante ascension

Né à Kampala en Ouganda en 1991, Zohran Mamdani est le fils de Mira Nair, cinéaste indo-américaine primée au Festival de Cannes, et de Mahmood Mamdani, ougandais et professeur de sciences politiques à l’université de Columbia aux États-Unis. Après avoir vécu deux ans en Afrique du Sud, la famille déménagea à New York lorsque Zohran avait sept ans. En grandissant, il intègre le Bowdoin College où son engagement politique se révèle puisqu’il y cofonde une branche des Students for Justice in Palestine (Étudiants pour la Justice en Palestine). Il s’agit d’un combat qu’il mène encore aujourd’hui et qui fut un point central de sa campagne. Depuis 2019, il est représentant à l’Assemblée de l’État de New-York en tant que démocrate soutenu par les Socialistes démocrates d’Amérique (DSA). Ce parti de gauche radicale s’allie aux Démocrates par manque de représentation à l’échelle nationale, ce qui leur permet d’influencer de l’intérieur l’un des deux principaux partis américains. Lors de son mandat, il a mené des politiques sociales et écologistes. Il a également participé à une grève de la faim aux côtés des chauffeurs de taxi pour réclamer un allègement de leurs dettes. Le 23 octobre 2024, Zohran Mamdani annonce sa candidature à la mairie de New York en portant un programme social axé sur le coût de la vie dans la Grosse Pomme, un enjeu devenu essentiel pour une grande partie des habitants de la métropole. Le socialiste a bénéficié d’un engouement populaire jamais vu dans le cadre d’une campagne municipale, ce qui lui a permis de remporter la primaire démocrate de juin 2025 avec 43 % des voix contre 36 % pour Andrew Cuomo, favori de l’establishment démocrate. Cette victoire surprise a fait de Mamdani le grand favori de l’élection municipale malgré son positionnement socialiste. En effet, New York est, comme la grande majorité des grandes villes américaines, un bastion démocrate où un candidat républicain a très peu de chances de l’emporter : depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale seul un réel républicain a été élu maire de la ville (Rudy Giuliani de 1994 à 2002). Remporter l’investiture démocrate à New York est donc une quasi-assurance de devenir maire, ce qui  s’est confirmé le 4 octobre. Cependant, cela n’a pas été facile puisque Mamdani a dû faire face à une opposition politique et médiatique intense, symbole d’une classe politique effrayée par la popularité de son programme socialiste. 

Un manque de soutien criant de la part des Démocrates

Après avoir remporté la primaire, on aurait pu penser que le parti démocrate soutiendrait Zohran Mamdani dans sa course à la mairie. Cependant, ce dernier a dû faire face à une opposition venant de son propre camp puisqu’Andrew Cuomo, ancien gouverneur de l’État de New York (2011-2021), a annoncé se présenter en tant que candidat indépendant malgré sa défaite. Lors de sa campagne, Cuomo a pu bénéficier du soutien de nombreux milliardaires comme l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, récoltant pas moins de 25 millions de dollars grâce aux dons, un record pour une campagne municipale. Il faut souligner qu’Andrew Cuomo est un candidat bien plus « conventionnel » aux yeux des élites que Zohran Mamdani : homme blanc catholique de 67 ans, il est le fils de Mario Cuomo, lui aussi ancien gouverneur de l’État. Il est également proche des dynasties politiques démocrates majeures : il avait épousé Mary Kerry Kennedy, nièce de l’ancien président (ils ont divorcé depuis) et a fait partie de l’administration du président Bill Clinton (1993-2001). Son programme beaucoup plus modéré que celui de Zohran Mamdani a également poussé une grande partie des Démocrates à le soutenir comme le maire sortant Eric Adams, qui a renoncé à se représenter à la suite d’un scandale de corruption le visant. Andrew Cuomo n’est cependant pas à l’écart des scandales puisqu’il a dû démissionner de son poste de gouverneur de New York en 2021 après que treize femmes l’aient accusé d’agression sexuelle, des affaires extrêmement graves qui ont visiblement beaucoup moins de poids quatre ans plus tard.

Entre les deux candidats, le parti démocrate a eu beaucoup de mal à se positionner. Si Zohran Mamdani a pu bénéficier du soutien de l’aile gauche du parti avec Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez, les autres figures importantes du parti sont restées divisées. Kamala Harris l’a soutenu du bout des lèvres tandis que Barack Obama s’est contenté de saluer « une campagne impressionnante ». Le futur maire n’a également pas pu compter sur les élus puisqu’entre les deux leaders démocrates au Congrès, Chuck Schumer au Sénat et Hakeem Jeffries à la Chambre des Représentants, seul ce dernier a soutenu sa candidature, le faisant in extremis.. Le parti démocrate s’est donc retrouvé divisé entre un candidat jugé « trop à gauche » et un autre au cœur d’un scandale judiciaire et n’a pas su donner de consigne claire quant à la marche à suivre pour l’élection.

Entre islamophobie et peur du « péril rouge », un establishment politique effrayé par Mamdani

Zohran Mamdani a donc dû affronter des membres de son propre parti en dépit de sa victoire à la primaire. De plus, il a été la cible de nombreuses attaques infondées et attisant la haine de la part de ses opposants. Du fait de son programme radical et de son affiliation aux Democratic Socialists of America (DSA), les accusations de « communiste » n’ont pas tardé à fleurir, notamment de la part de Donald Trump. Bien que ces attaques ne soient fondées sur aucuns faits tangibles, Zohran Mamdani se rapprochant bien plus de la social-démocratie que du communisme, elles exercent un poids fort aux États-Unis. Il s’agit pour ses détracteurs, de faire ressurgir l’imaginaire de la Guerre Froide et de l’ennemi honni : l’URSS. Ce qualificatif perd cependant en force puisque Trump l’emploie à l’encontre de n’importe quelle personne qui ne correspond pas à ses idéaux libertaires et fascisants. Il en avait par exemple affublé Kamala Harris lors de la campagne présidentielle de 2024.Mais bien plus inquiétant que ces affabulations, Zohran Mamdani a été la cible d’attaques ouvertement islamophobes sans que cela semble avoir été pris au sérieux par les institutions américaines. Le futur maire a en effet subi des vagues d’insultes et de montages islamophobes sur les réseaux sociaux le liant notamment aux milieux terroristes. Des tweets ont ainsi répandu l’idée que si Mamdani était élu, un nouveau 11 septembre se produirait ou encore que la charia (loi islamique) serait instaurée. Cette islamophobie vient également du monde politique, Curtis Sliwa le candidat républicain malheureux à la mairie l’a ainsi accusé de « soutenir un djihad global » tandis que Andrew Cuomo s’est montré très complaisant face à un animateur radio disant que Zohran Mamdani « se réjouirait d’un autre 11 septembre », riant même à cette « blague ». Divers élus républicains à travers le pays n’ont quant à eux pas hésité à l’appeler « le djihadiste communiste ».

En plus de cela, Zohran Mamdani a dû faire face à des accusations d’antisémitisme, elles aussi infondées. La raison ? Son soutien au peuple palestinien dans le conflit au Moyen-Orient ainsi que le fait qu’il ait qualifié de génocide les exactions israéliennes. Ces accusations ne sont pas surprenantes tant elles semblent être une réponse presque automatique à toute critique envers Israël ou le gouvernement de Benyamin Netanyahou : le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez ou la France Insoumise ayant, eux aussi, été taxés d’antisémites pour ces raisons. De tels propos à l’encontre de Zohran Mamdani ne sont cependant pas anodins et ont un véritable poids électoral puisque c’est à New York que vit la plus grande communauté juive du monde en dehors d’Israël (1,3 million de personnes). Ses opposants n’ont ainsi pas hésité à dire qu’il représentait une menace directe pour les Juifs de New York et qu’il « alimentait l’antisémitisme » à l’image de Trump qui a écrit sur son réseau social Truth Media que « Toute personne juive qui vote pour Zohran Mamdani (…) est une personne stupide !!! » et que Mamdani « haïssait les Juifs ». Cependant, le soutien inconditionnel du peuple américain à Israël semble révolu puisqu’un sondage du centre de recherche Pew a révélé en septembre 2025 que « Pour la première fois, les États-uniens se disent majoritairement opposés à l’aide économique et militaire que fournit Washington à Tel-Aviv depuis un demi-siècle » (Orient XXI). En ce sens, Mamdani apparaît alors comme extrêmement moderne, au contraire de Cuomo qui reste un fervent soutien d’Israël tout comme une majorité des élus démocrates. Le nouveau maire de New York avait également pu bénéficier du soutien d’organisations juives lors d’une manifestation anti-sioniste de la part de juifs orthodoxes à l’hôtel de ville le 31 octobre 2025.

Un programme de gauche et une campagne de proximité : les clés de sa victoire

Malgré tous ces obstacles, Zohran Mamdani a réussi à s’imposer auprès des électeurs, parvenant notamment à mobiliser de nombreux abstentionnistes. Résultat : deux millions de votants, soit 45 % de participation là où les élections municipales américaines tournent plutôt autour de 25 % habituellement. Le candidat démocrate a pu s’appuyer sur une énorme mobilisation de la jeunesse qui a massivement voté pour lui. Pour se faire élire, il a mis en avant un problème structurel de la ville de New York, à savoir le coût de la vie. En effet, New York est la troisième ville la plus chère au monde selon The Economist avec un loyer moyen de 3 500 dollars par mois pour une location, ce qui est hors de portée de la majorité des new-yorkais. Le programme de Mamdani, illustré par sa devise « A City We Can Afford » (une ville [New York] qui nous est abordable), s’appuie sur trois mesures phares : la construction de logements à bas prix accompagnée d’un gel des loyers, la gratuité des bus publics et une garde d’enfants universelle. Toutes ces mesures seraient financées grâce à des augmentations d’impôt sur les plus riches à savoir la création d’une taxe de 2 % sur les revenus supérieurs à un million de dollars annuels et une augmentation de 11,5 % des taxes sur les sociétés. Cela représenterait énormément d’argent (environ quatre milliards de dollars par an selon Forbes) puisque New York est la ville qui abrite le plus de milliardaires au monde (123 selon Forbes)  tout en possédant le plus important quartier d’affaires de la planète : Wall Street. C’est ce programme axé principalement sur le social qui a permis à Zohran Mamdani de creuser l’écart par rapport à Andrew Cuomo, très vivement opposé aux taxes sur les plus riches qui représentent une partie de son électorat. 

Pour diffuser son message, Mamdani s’est montré très actif sur les réseaux sociaux. C’est notamment sur Twitter que l’élu du Queens a officiellement lancé sa campagne le 23 octobre 2024 avec ces mots « Tous les politiciens disent que New York est la plus grande ville du monde. Mais quel bien y’a-t-il à cela si personne ne peut se permettre d’y vivre ? Je suis candidat à la mairie pour faire baisser le coût de la vie pour les New-Yorkais des classes populaires ». Maître de la communication, il s’est aussi montré très actif sur TikTok sans pour autant chercher à être viral au détriment de son message. Il y publiait notamment des vidéos au format relativement long (3-4 minutes) sur une plateforme où tout doit être toujours plus rapide, insistant donc sur la forme et le fond.

Il a également pu compter sur près de 90 000 volontaires qui ont milité en son nom, n’hésitant pas à faire du porte-à-porte et à se rapprocher des électeurs. Il s’agit d’une stratégie très éloignée des habitudes politiques américaines, où les meetings publics sont la norme, mais qui s’est avérée payante comme nous avons pu le voir. Cette volonté de se rapprocher des classes populaires s’est également perçue dans son refus d’accepter des financements venant d’entreprises pour sa campagne, alors qu’il s’agit d’une pratique habituelle du parti démocrate. Le message envoyé était limpide : Zohran Mamdani fait campagne en faveur des plus défavorisés et c’est grâce à eux qu’il veut gagner, ce qui s’est réalisé.

Une réaction directe au retour de Donald Trump à la Maison-Blanche

On peut néanmoins se demander si cette victoire électorale aurait pu se produire si Donald Trump n’avait pas été réélu président des États-Unis. En effet, depuis l’émergence de Zohran Mamdani, l’ombre du Président américain n’a cessé de planer sur sa ville natale. Farouchement opposée au Républicain, la population new-yorkaise voulait un maire qui aurait le courage de faire de même, faisant de Donald Trump un enjeu majeur de l’élection. À ce jeu-là, c’est sans surprise Mamdani qui l’a emporté puisque Andrew Cuomo avait annoncé qu’en tant que maire il ne pourrait se passer du soutien fédéral et qu’en ce sens, il devrait coopérer avec le Président malgré leurs différends. Cette sortie lui a valu d’être traité de « marionnette de Trump » par son rival. Le soutien de Donald Trump à Andrew Cuomo à la veille de l’élection n’a probablement pas aidé ce dernier à gagner les cœurs indécis. De son côté Zohran Mamdani s’est très clairement opposé au président et ce depuis le premier jour. Il a ainsi annoncé qu’il refuserait de collaborer avec l’US Immigration and Customs Enforcement (ICE), la police de l’immigration qui a beaucoup fait parler d’elle par sa brutalité depuis le retour au pouvoir de l’administration Trump. En réponse à cela, le Président a menacé de faire arrêter Mamdani « s’il mène une politique de protection des migrants ». Ça ne serait pas la première fois que Donald Trump emploierait la force à l’encontre de ses opposants politiques : il avait ainsi envoyé la Garde nationale dans plusieurs villes démocrates comme Portland ou Chicago pour des « raisons de sécurité » outrepassant de fait la Constitution étasunienne. 

En plus des questions liées à l’immigration, le cas d’Israël est aussi un point de discorde entre les deux hommes. Fervent soutien de l’État hébreu et proche du Premier ministre Benyamin Netanyahou, Donald Trump n’accepte pas que Zohran Mamdani qualifie la guerre à Gaza de « génocide ». De plus, le nouvel élu a annoncé qu’en vertu du droit international il ferait arrêter le Premier ministre israélien visé par un mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale si ce dernier venait à New York où se trouve notamment le siège de l’Organisation des Nations unies (ONU). 

Enfin, la politique sociale qu’il prône déplaît fortement au locataire de la Maison-Blanche qui a été fortement soutenu par les milliardaires lors de sa campagne de 2024 et qui fait lui-même partie des personnes les plus riches du monde. Face aux promesses de taxation des plus fortunés, Donald Trump a ainsi menacé de couper les fonds fédéraux que reçoit la ville de New York, ce qui empêcherait le socialiste de mener à bien sa politique.

Un renouveau pour le parti démocrate et la gauche américaine ?

À la suite de cette victoire, une question a commencé à se poser : la « méthode Mamdani » serait-elle la solution pour reconquérir le cœur des Américains ? C’est une interrogation extrêmement pertinente car elle intervient dans un moment de doute absolu au sein du parti Démocrate. S’il est difficile aujourd’hui de parler de « gauche » pour qualifier le parti à l’âne, le bipartisme absolu des États-Unis en fait de facto le parti le plus à gauche de la politique américaine face à un parti Républicain plus droitier. Cependant, d’un point de vue extra-américain, les Démocrates représentent plutôt des idées de centre-droit (ouverts d’esprit sur les questions sociétales et libéraux économiquement) tandis que les Républicains sont un parti de droite dure beaucoup plus conservateur vis-à-vis des questions de genre, d’immigration, de port d’arme ou de religion. 

Encadré ayant pour titre “évolution récente de l’orientation politique du parti démocrate” * Au lendemain de la crise économique de 1929, le parti Démocrate trouve son incarnation en Franklin Delano Roosevelt qui mena une politique sociale, le New Deal, pour sortir son pays de la crise. La popularité de Roosevelt fut telle qu’il a été élu quatre fois consécutives entre 1932 et 1944. Ses successeurs démocrates, Truman (1945-1953), Kennedy (1961-1963) et Johnson (1963-1969) ont poursuivi sur sa voie et se sont également montrés ouverts sur les questions de société notamment les droits des Afro-Américains. C’est à partir des années 80 et le triomphe du néolibéralisme mené par le Républicain Ronald Reagan (1981-1989) que les Démocrates changent d’idéologie : ils décident d’adopter des positions sociales plus modérées et sont plus libéraux en matière d’économie, c’est notamment le cas de Bill Clinton (1993-2001). Les grandes figures démocrates actuelles (Joe Biden, Kamala Harris) sont directement issues de cette mouvance.* 

Aujourd’hui le parti Démocrate est en crise et est extrêmement impopulaire, chose très rare pour un parti n’étant pas au pouvoir. Il doit faire face à de nombreuses critiques notamment celle d’être trop attentiste face à la politique agressive de Donald Trump. Après le choc absolu de l’élection de ce dernier en 2016, le parti démocrate a fait le choix de la modération et Joe Biden s’est ainsi présenté et a gagné en 2020 avec un programme pouvant être résumé en une phrase : Il n’est pas Donald Trump. Quatre ans plus tard, Biden puis Harris ont à nouveau fait campagne sur cette promesse, agitant l’épouvantail Trump en espérant convaincre jusqu’aux Républicains les plus modérés. Ce fut chose faite, Kamala Harris recevant le soutien de figures importantes des Républicains historiques comme le très détesté Dick Cheney (vice-président de George W. Bush de 2001 à 2009), incarnation de la guerre en Irak (2003-2011), et sa fille Liz. En plus de cela, de nombreuses célébrités comme Taylor Swift ou George Clooney ont annoncé soutenir Harris, ce qui a renforcé l’idée d’un parti démocrate de plus en plus éloigné des classes populaires, déjà déçues par une présidence Obama (2009-2017) qui les avait remplies d’espoir. Kamala Harris a également semblé être dépassée sur les questions de société, avouant posséder une arme à feu et  réitérant son soutien inconditionnel à Israël alors même que les images des massacres de civils gazaouis faisaient le tour des réseaux sociaux. 

Conclusion : 

Après une élection 2024 catastrophique pour les Démocrates (minoritaires dans toutes les institutions du pouvoir), l’heure semble désormais être à la remise en question pour le parti. Engager ce virage à droite alors que Trump s’est pleinement engouffré sur la voie de l’extrême-droite fut une erreur cuisante puisque les Démocrates ont perdu leur légitimité auprès de leur base électorale, et l’élection à New York en a été la confirmation. La victoire de Zohran Mamdani et de son programme de gauche radicale ainsi que la popularité croissante des représentants des DSA comme Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez semblent vouloir indiquer une chose : les électeurs démocrates veulent du changement. Face à l’extrême-droite de retour à la tête des États-Unis, le parti démocrate ne peut plus se permettre de se montrer timoré et passif, il lui faut un cap clair et des idéaux à défendre et Zohran Mamdani vient de montrer la voie. Les élections de mi-mandat de 2026 seront un premier test pour les Démocrates avant une élection 2028 qui s’annonce décisive mais également très floue : Donald Trump se représentera-t-il pour un troisième mandat, au mépris de la Constitution ? Ou bien son vice-président, l’ultra-religieux James David Vance, plus extrémiste et surtout plus jeune prendra-t-il la relève ? Au final peu importe : le parti démocrate se devra d’être prêt et convaincant pour espérer diriger à nouveau les États-Unis. À supposer bien évidemment que l’élection 2028 se tienne dans le respect des règles démocratiques, ce qui est tout sauf une certitude.

Par Paul PETIT

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