Article rédigé par Julien Durand, étudiant en Master 1 d’Histoire et Relation Internationales à l’Université Catholique de Lille, et publié dans le 34ᵉ numéro du Coup d’œil de l’AMRI.
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À la suite du coup d’État militaire de février 2021, l’armée birmane avait promis l’organisation rapide d’élections afin de rétablir l’ordre constitutionnel. Celles-ci ont toutefois été reportées à plusieurs reprises, en raison de l’intensification de la guerre civile qui ravage le pays. Alors que la junte s’apprête désormais à organiser un scrutin dont l’issue apparaît largement prédéterminée, de nombreuses incertitudes subsistent.. Loin de clarifier l’avenir politique du pays, ce scrutin risque au contraire d’approfondir les interrogations autour du leadership de Min Aung Hlaing et de ses conséquences sur une guerre civile qui embrase le Myanmar depuis près de cinq ans. Entre ambitions personnelles, tensions internes au régime et pressions internationales, l’horizon politique du pays n’a jamais paru aussi instable.

Des origines de la guerre civile à l’annonce de l’élection

La crise actuelle du Myanmar s’inscrit dans un temps long, marqué par des décennies de tensions politiques et ethniques, renforcées par la fragilité chronique des institutions démocratiques. Le coup d’État du 1er février 2021, justifié par de présumées fraudes électorales, a renversé le gouvernement démocratiquement élu et plongé le pays dans une instabilité profonde. Suscitant des mouvements de contestation massifs à l’échelle nationale, réprimés avec une extrême violence par les forces armées.

À la différence des précédentes phases de répression, notamment lors des mouvements étudiants de 1988, l’armée n’est cette fois pas parvenue à rétablir l’ordre. Une partie importante de la population, en particulier la jeunesse bamar, a alors choisi la lutte armée au sein des Forces de Défense du Peuple (FDP), soutenant le gouvernement démocratiquement élu en exil. Ayant connu une décennie d’ouverture politique relative, cette génération s’engage dans ce qui peut être interprété comme l’une des premières révolutions de la Gen Z en Asie du Sud-Est, un conflit toujours en cours au moment de la rédaction de cet article.

Parallèlement, les groupes armés ethniques opérant dans les périphéries du pays ont intensifié leurs affrontements avec le pouvoir central. Ces conflits, présents depuis l’indépendance en 1948, ont connu depuis 2021 une intensification sans précédent, impliquant désormais la quasi-totalité des organisations armées ethniques. Dans ce contexte, la junte est parvenue à conserver le contrôle d’un peu plus de 30 % du territoire national (voir carte ci-dessous, territoires contrôlés par la junte en rouge), maintenant son emprise sur les principaux centres urbains et les axes de communication stratégiques.

L’un des tournants majeurs du conflit reste l’opération 1027. Initialement présentée comme une offensive de l’Alliance des Trois Fraternités (1) visant à démanteler les scam centers, cette opération a rencontré un succès inattendu face à la Tatmadaw (forces armées birmanes) (De Langre, 2024). Elle a provoqué un effet domino, incitant l’ensemble des groupes armés ethniques ainsi que les FDP à lancer leurs propres offensives afin d’exploiter cette opportunité stratégique, aussi précieuse qu’imprévue.

Face au risque d’un effondrement du régime, la Chine est intervenue de manière plus significative en soutien à la junte à partir de 2024 (Peter, 2025), cherchant à éviter une chute brutale de la junte malgré son mécontentement persistant depuis le coup d’État.

Carte de la situation politique actuelle au Myanmar (post-opération 1027) [Source]

Cette intervention s’est accompagnée d’un renforcement militaire significatif : conscription de plus de 80 000 nouvelles recrues et intégration accrue des drones dans les tactiques offensives et défensives de l’armée (Nyar Na & Avila, 2025). Entre 2024 et 2025, la Tatmadaw, affaiblie mais non vaincue, est ainsi parvenue à reprendre l’initiative, reconquérant plusieurs villes avec le soutien chinois, dont Lashio en avril 2025, après sa perte en août 2024, malgré le séisme majeur ayant frappé le pays (Cebron, 2025).

C’est dans ce contexte de reprise en main progressive de la situation par l’armée, consécutive à l’échec de l’opération 1027, que la junte a choisi d’engager une nouvelle manœuvre politique, à la fois risquée et controversée. Le 31 juillet 2025, le Conseil administratif d’État (CAS), organe gouvernemental transitoire de la junte, a mis fin à l’état d’urgence afin d’organiser des élections promises depuis le 1er février 2021  (Pedroletti, 2025). Le CAS a alors été dissous au profit de la Commission nationale de la sécurité et de la paix, tout en demeurant sous le contrôle direct du général Min Aung Hlaing

Une junte fragilisée sur la scène internationale

À la suite du coup d’État de 2021, l’armée birmane s’est trouvée fortement isolée sur la scène internationale, tant vis-à-vis des puissances occidentales que de l’ASEAN, qui a fermement condamné la prise de pouvoir. Cet isolement s’est accentué avec la dégradation sécuritaire du pays. Ne contrôlant qu’une partie du territoire et accusée de multiples exactions, notamment de bombardements indiscriminés de populations civiles, la junte a dû se replier sur un cercle restreint de partenaires (Russie, Chine, Inde et Thaïlande) afin d’assurer sa survie politique et militaire.

Cette posture, qualifiée de « neutralisme négatif » (Marston, 2025), a notamment renforcé la dépendance structurelle du régime à l’égard de la Chine, avec laquelle il entretient des relations stratégiques de longue date (Tang, 2025). La situation actuelle rappelle ainsi celle du début des années 2000, lorsque la junte avait amorcé un processus de libéralisation politique afin de réduire son isolement diplomatique et sa dépendance vis-à-vis de Pékin.

Le CAS dirige dès lors le pays sans bénéficier d’une légitimité internationale pleinement reconnue. Issu d’un coup d’État et conçu comme une autorité transitoire, le régime voit sa marginalisation s’accentuer à mesure que la guerre civile s’enlise, restant rarement traité comme un gouvernement souverain à part entière.

Même parmi les régimes autoritaires alliés, la reconnaissance demeure ambiguë. Lors des célébrations du 80ᵉ anniversaire de la victoire contre l’Allemagne nazie à Moscou en mai 2025, Vladimir Poutine a accueilli Min Aung Hlaing avec les honneurs réservés à un chef d’État. À l’inverse, d’autres pays, comme le Kazakhstan, ne l’ont reconnu que comme commandant en chef des forces armées. Quant à sa rencontre avec Xi Jinping, elle s’est déroulée dans une grande discrétion et n’a pas été officiellement présentée comme un sommet présidentiel, contrairement à d’autres interactions diplomatiques de niveau équivalent. Ces variations protocolaires illustrent le caractère partiel et conditionnel de la reconnaissance internationale de la junte (Guilbert, 2025), mais aussi de son dirigeant. 

En quête de légitimité

Comme le souligne Anusha Arumugam (chercheuse en droits humains et avocate) (2025), la fragilité structurelle de la junte sur le plan des relations internationales explique en grande partie son recours à l’élection comme instrument de légitimation politique. Loin de constituer un véritable processus démocratique, ce scrutin relève d’une démocratisation de façade destinée à valider symboliquement la prise de pouvoir militaire.

Cette mise en scène électorale offre à la junte l’opportunité d’améliorer ses relations bilatérales avec certains partenaires dits démocratiques, tels que l’Inde ou la Malaisie, en s’appuyant sur leur proximité géographique et leur approche pragmatique du dossier birman. Elle s’inscrit également dans une stratégie multilatérale plus large : malgré son exclusion politique de l’ASEAN, le régime conserve un accès à d’autres cadres régionaux, notamment au sein des mécanismes de coopération du Grand Mékong, où le soutien chinois contribue à normaliser sa participation. Ainsi, la junte réussit à créer des canaux de discussion informels afin d’y établir des relations politiques, économiques, voire militaires. Un processus qui contribue à la légitimation du régime.

Néanmoins, ce pari demeure incertain. Bien que des observateurs étrangers aient été conviés à suivre le processus électoral, celui-ci reste fondamentalement non inclusif, l’ensemble des partis d’opposition, dont la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), en étant exclu (Singh, 2025). Surtout, la situation intérieure demeure catastrophique et continue d’inquiéter les principaux acteurs internationaux. Il est dès lors difficile de considérer cette élection comme un facteur crédible de stabilisation politique (International Crisis Group, 2025).

Comme le rappelait le ministre malaisien des Affaires étrangères, Mohamad Hasan, le 11 juillet 2025 : « Nous avons conseillé au Myanmar de ne pas considérer l’organisation d’élections comme une priorité pour le moment. La priorité, c’est de mettre fin à toutes les violences… afin que toutes les parties puissent s’asseoir autour de la table », en marge d’une réunion de l’ASEAN (Le Monde, 2025).

Une démocratie de façade

Les analyses issues d’un webinaire organisé par le Myanmar Studies Programme (ISEAS – Yusof Ishak Institute, 2024) permettent de dégager plusieurs constats quant aux modalités électorales et à leurs conséquences potentielles.

Sur le plan électoral, le scrutin devrait couvrir la quasi-totalité des townships (cantons) du pays, seuls 56 sur 330 étant exclus, principalement dans des zones contrôlées ou disputées par des groupes armés opposés à la Tatmadaw. La participation politique demeure toutefois strictement encadrée : seuls les partis favorables à la junte, tels que l’Union Solidarity and Development Party (USDP), sont autorisés à concourir. Une opposition de façade tolérée, afin de conférer une légitimité apparente au Parlement.

La victoire du parti pro-junte apparaît dès lors quasi certaine, tant en raison de la présence massive de ses candidats que de la possibilité de manipulations électorales. Le scrutin se déroule en un seul tour, les parlementaires élus désignant ensuite le président. Afin de renforcer l’illusion démocratique, le régime exerce de fortes pressions sur les fonctionnaires et la population pour garantir un taux de participation élevé et un déroulement sans heurts.

Au-delà de cette mise en scène, l’élection constitue également un instrument de consolidation interne du régime, permettant l’attribution de postes politiques prestigieux à d’anciens généraux à la retraite et renforçant ainsi les loyautés au sein de l’appareil d’État.

Face à ce processus, les groupes armés d’opposition sont confrontés à un dilemme : perturber le scrutin au risque d’aggraver la vulnérabilité d’une population déjà éprouvée. Depuis 2024, la violence a néanmoins connu une recrudescence, alimentée par les contre-offensives de la Tatmadaw visant à sécuriser les centres urbains stratégiques, ainsi que par une intensification sans précédent des frappes aériennes. Si l’opposition paraît plus affaiblie qu’en 2023, cette évolution témoigne surtout de la montée en puissance relative de l’armée.

Sur le plan économique, le coup d’État a durablement fragilisé le pays. Malgré un léger rebond en 2025, lié à la reconstruction post-séisme et à la baisse des prix du riz sur les marchés internationaux, la situation demeure extrêmement précaire. L’élection pourrait offrir une meilleure lisibilité quant à l’orientation économique officielle du régime, notamment par la désignation d’un président et d’un ministre de l’Économie identifiés, mais aussi en conférant au gouvernement issu du scrutin une légitimité juridique accrue par rapport au CAS, dans la mesure où il s’inscrirait formellement dans le cadre constitutionnel et constituerait une autorité plus légale qu’un pouvoir militaire transitoire. Toutefois, une reprise significative reste peu probable tant que l’instabilité sécuritaire persiste.

Cette légitimité institutionnelle est déterminante pour les partenaires économiques étrangers, en particulier la Chine, qui recherche des garanties juridiques nationales capables de protéger ses investissements de long terme en cas de changement de gouvernement ou de perte du pouvoir par les autorités militaires. Dans cette perspective, l’élection pourrait renforcer la crédibilité de l’autorité centrale et encourager un engagement économique chinois plus soutenu (Thiha, 2025).

Au final, cette élection semble avant tout répondre aux besoins politiques de la junte plutôt qu’à ceux de la population. Étroitement contrôlée, dépourvue de véritable pluralisme et organisée dans un contexte de violence persistante, elle sert surtout à donner une apparence de normalité institutionnelle à un régime issu d’un coup d’État. Plus qu’un moment démocratique, le scrutin apparaît comme un outil de communication et de consolidation du pouvoir, destiné à renforcer la position de l’armée, à structurer ses alliances internes et à afficher une forme de légitimité, sans pour autant ouvrir la voie à une réelle sortie de crise.

La Tatmadaw piégée par sa propre Constitution

Moe Thuzar, coordinatrice du Myanmar Studies Programme à l’ISEAS – Yusof Ishak Institute, souligne que si l’ambition politique de Min Aung Hlaing constitue un élément désormais bien établi, la fonction exacte qu’il pourrait occuper à l’issue du processus électoral demeure incertaine, relevant de ce qu’elle qualifie de « known unknowns » (M. Thuzar, communication personnelle, 19 décembre 2025).

Cette incertitude s’explique en grande partie par la configuration du système institutionnel birman, tel qu’établi par la Constitution de 2008. Celle-ci confère à l’armée une autonomie structurelle vis-à-vis du pouvoir civil, notamment par le contrôle de ministères clés tels que ceux de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que par la réservation automatique de 25 % des sièges au Parlement aux militaires. Ce dispositif institutionnalise de facto un État dans l’État, limitant fortement la capacité du pouvoir civil à exercer un contrôle effectif sur les forces armées.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la question des ambitions personnelles de Min Aung Hlaing. Comme le souligne Moe Thuzar, « the possibility that Min Aung Hlaing’s political ambition is not yet satisfied remains very real » (M. Thuzar, communication personnelle, 19 décembre 2025), renforçant l’idée d’une volonté persistante d’occuper un rôle politique central. Une accession à la présidence apparaît dès lors comme une option crédible. Toutefois, une telle évolution soulève immédiatement une interrogation centrale : en devenant un dirigeant civil, Min Aung Hlaing serait-il en mesure de conserver le contrôle effectif de l’armée, institution clé du pouvoir birman ? 

Cette problématique devient plus claire si l’on considère la question de la retraite militaire. La loi impose en effet un âge de retraite obligatoire de 65 ans pour le commandant en chef. Min Aung Hlaing aurait ainsi dû quitter ses fonctions en juillet 2021. 

Cette échéance, combinée à la victoire électorale de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) en 2020 et à l’impossibilité de devenir président avant cette date, constitue un point de bascule permettant de mieux comprendre les motivations du coup d’État de février 2021. Celui-ci peut être interprété comme une mesure visant à préserver simultanément son rôle politique et son influence institutionnelle, tout en anticipant la contrainte de la retraite obligatoire.

Cette situation ouvre la possibilité d’une accession future de Min Aung Hlaing à la présidence, mais met surtout en évidence le problème structurel de l’équilibre des pouvoirs entre autorités civiles et militaires, laissant planer de fortes incertitudes quant à sa capacité à exercer pleinement son autorité dans ce cadre institutionnel.

Enfin, ces incertitudes se reflètent également dans les tensions internes au camp pro-régime. Des rumeurs persistantes font état d’une insatisfaction au sein de l’USDP, dont les cadres seraient progressivement marginalisés au profit d’anciens officiers militaires occupant directement des fonctions politiques. Cette dynamique illustre une anomalie institutionnelle, dans laquelle le parti politique censé servir de relais civil se voit affaibli par l’emprise directe des militaires. Elle contribue ainsi à renforcer l’incertitude quant à la stabilité du régime et à sa capacité à se maintenir durablement sous une forme institutionnalisée.

Un espoir de paix ou de démocratie ? 

Malgré une élection jouée d’avance, l’avenir du Myanmar reste plus incertain que jamais. La guerre civile continue de ravager le pays, la junte cherche légitimité et contrôle, et Min Aung Hlaing voit ses ambitions présidentielles confrontées aux limites du système militaire. Entre tensions internes, dépendances internationales et violences persistantes, rien ne garantit que cette élection apportera stabilité ou paix. Le Myanmar reste suspendu à des équilibres fragiles, et chaque décision des prochains mois pourrait redessiner le destin du pays.

Au terme de cette analyse, une question demeure centrale, et revient de manière récurrente dans toute réflexion sur le Myanmar depuis fin 2021 : comment envisager un retour à la démocratie, ou à défaut, un retour à la paix ? Si ces interrogations restent difficiles à trancher, elles n’en sont pas moins fondamentales pour l’avenir du pays et des populations qui y vivent.

L’élection organisée par la junte apporte néanmoins un élément d’éclairage important. Elle révèle que les motivations du régime sont avant tout dictées par des considérations de relations internationales, davantage que par une volonté réelle de transformation politique interne. Les efforts déployés pour construire une illusion de processus démocratique en témoignent clairement. Dès lors, toute perspective de démocratisation et par extension de pacification du pays, apparaît étroitement liée à la question des pressions internationales exercées sur le régime.

Dans le cadre de mes recherches, j’ai eu l’occasion de mener des entretiens avec Moe Thuzar et Anusha Arumugam. Ces échanges mettent en lumière l’existence d’un espoir encore présent, bien que fragile et constamment menacé : celui de l’ASEAN. Malgré ses limites, l’organisation demeure l’un des rares cadres régionaux susceptibles de jouer un rôle dans la recherche d’une issue politique au conflit. Comme le souligne Anusha Arumugam , « peace in Myanmar is a matter of time, but it is most crucial to focus on the political processes in which peace is forged to ensure its endurance » (communication personnelle, 23 décembre 2025), rappelant ainsi que la stabilité et la réconciliation restent possibles, même si elles exigent patience et un engagement durable des acteurs régionaux et locaux.

Même les partenaires plus autoritaires de la junte, tels que la Chine, la Thaïlande ou l’Inde, pourraient à terme revoir leur soutien, la junte n’ayant mis en place aucun mécanisme crédible de paix durable et contribuant ainsi à une instabilité chronique. Cette situation pourrait devenir difficilement soutenable pour ses alliés régionaux, les incitant à explorer des alternatives, qu’elles proviennent du régime lui-même ou d’initiatives extérieures. L’organisation de cette élection s’inscrit déjà dans cette logique d’adaptation.

Par ailleurs, un éventuel changement de leadership à l’issue du scrutin resterait très probablement autoritaire. Néanmoins, il pourrait introduire une nouvelle dynamique au sommet de l’État, laissant entrevoir, à défaut d’une démocratisation immédiate, la possibilité d’une reconfiguration politique susceptible d’ouvrir, à plus long terme, des perspectives limitées de désescalade et de stabilisation.

Voir aussi : Myanmar Studies Programme, Myanmar’s 2025 election: rhetoric and realities, Fulcrum, https://fulcrum.sg/myanmars-2025-election-rhetoric-and-realities/

Par Julien Durand

Note de bas de page :

(1) Alliance formée en juin 2019 regroupant l’Arakan Army (AA), l’Armée de l’Alliance nationale démocratique de Birmanie (MNDAA) et l’Armée de libération nationale Ta’ang (TNLA).

Bibliographie 

Article Scientifique :

  • Marston, H. (2025). “To walk with only a few friends”: Understanding the Myanmar military junta’s negative neutralism. Center for Strategic & International Studies.
  • Nyar, N., & Avila, D. (2025, November 28). Beaten but not broken: The Tatmadaw adapts after Operation 1027.
  • Tang, C. M. S. (2025, March 20). Evaluating interdependence: The impacts of the February 2021 coup on Myanmar–China relations.
  • Thiha, A. (2025, December 26). How China carved up Myanmar: Beijing’s strategy to create stability through dependence. Foreign Affairs.

Article en ligne :

Webinaire :

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